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Alma Mahler | Fünf Lieder
Gustav Mahler | Rückert-Lieder
Henry Duparc | liederen
Hector Berlioz | Les nuits d’été



Ellen en Frank brengen vier liederen van Henri Duparc. Ze nemen u mee naar Amsterdam! Duparc heeft de grachten op een grandioze manier geschilderd, waardoor het lijkt alsof het om de mooiste stad van de wereld gaat. Hij heeft de stad nooit gezien!

Henry Duparc | liederen | NL


L’invitation au Voyage
Extase
Lamento
La vie antérieure



L’invitation au Voyage

L’invitation au Voyage | NL

Charles Baudelaire (1821 - 1867)

Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble,
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble.
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre,
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière!
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Extase

Extase | NL

Henri Cazalis (1840 - 1909)

Sur ton sein pâle mon cœur dort
D’un sommeil doux comme la mort
Mort exquise, mort parfumée
Du souffle de la bien aimée
Sur un lys pâle mon cœur dort ...

Lamento

Lamento | NL

Pierre-Jules-Théophile Gautier (1811 - 1872)

Connaissez-vous la blanche tombe,
Où flotte avec un son plaintif
L’ombre d’un if?
Sur l’if une pâle colombe,
Triste et seule au soleil couchant,
Chante son chant:

On dirait que l’âme éveillée
Pleure sous terre à l’unisson
De la chanson,
Et du malheur d’être oubliée
Se plaint dans un roucoulement
Bien doucement.

Oh! jamais plus, près de la tombe,
Je n’irai, quand descend le soir
Au manteau noir,
Écouter la pâle colombe
Chanter sur la branche de l’if
Son chant plaintif!

La vie autérieure

La vie antérieure | NL

Charles Baudelaire (1821 - 1867)

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux...

C’est là, c’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs,
Et des esclaves nus tout imprégnés d’odeurs
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.




Zaterdag 9 september 2017

Ellen Pieterse en Frank Fahner brengen Zwoele Zomernachten in de Kapel op ’t Rijsselt, Mettrayweg 25, Eefde